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Renforcement des capacités des individus et des communautés

Tout au long des années d’action, et  guidé par une constante réflexion, nous avons adopté un programme de développement composé de deux types de projets:

 

Écoles communautaires

Contrairement à ce qu’on pourrait croire à premier abord, ce type de projet ne comprend pas la construction de bâtiments scolaires. Dans ce type de projets, la priorité est mise sur le renforcement des capacités des individus et des communautés à participer à l’éducation matérielle et morale de leurs enfants. Les écoles communautaires offrent une éducation maternelle et primaire, et parfois aussi secondaire pour les enfants.

Préparation à l’action sociale (PAS)

Le Programme de préparation à l’action sociale (PAS) utilise l’éducation comme un outil de développement. Il voit la connaissance théorique et son application pratique comme des moteurs de développement. Ce programme cible surtout les jeunes entre 15 et 25 ans, vivant en milieu rural, et a pour but de développer les capacités des jeunes afin qu’ils deviennent des « Promoteurs de bien-être communautaire» et donc aussi les protagonistes de leur propre développement.







Qui bénéficie de ces projets ?

Nous identifions trois des bénéficiaires à trois niveaux:

1 Bénéficiaires directs: Ce sont les individus qui sont directement impliqués dans les projets, comme par exemple les enfants et les jeunes qui reçoivent une éducation, ou les enseignants et tuteurs qui reçoivent une formation ainsi qu’un emploi.

2 Bénéficiaires indirects: Dans cette catégorie on compte les familles des bénéficiaires directs, ainsi que les communautés locales qui jouissent des projets. Ainsi une communauté avec un taux de scolarisation plus élevé aura un avenir plus prospère par exemple, et de la même façon, une famille profite aussi de l’éducation de ses membres.

3 Le renforcement des capacités: Dans un projet idéal, tandis que l’action concrète est dirigée vers l’amélioration visible de certains aspects de la vie, nous mesurons également la réussite par l’impact que ces actions ont sur la capacité des communautés à aborder les questions relatives à leur développement à des niveaux toujours plus élevés de complexité. Par exemple, dans les écoles communautaires la population locale acquière de l’expérience dans la gestion des besoins éducatifs du village. Les capacités sous-jacentes, comme la résolution de problèmes par la consultation, les prises de décisions collectives et leur mise en œuvre, la confiance en soi, etc.




DRC_0863Écoles communautaires

Les écoles sont surtout localisées dans des régions rurales, où il n’y a que peu, voire pas d’écoles. Le travail de nos partenaires sur le terrain commence souvent avec une phase de sensibilisation, phase pendant laquelle ils informent et renseignent les villageois sur l’importance de l’éducation scolaire. Dans une prochaine étape, notre partenaire identifie, ensemble avec la population locale, des personnes aptes et motivés à suivre des formations. Ces personnes reçoivent une formation qui leur permet d’enseigner des classes de jeunes et qui les aide à établir/initier des écoles dans leurs communautés, avec l’aide et l’appui des partenaires. Généralement, ces écoles commencent avec une seule classe maternelle, mais au fur et à mesure, on y ajoute des niveaux en formant toujours de nouveaux enseignants. Ces écoles souvent simples au début, se développent au fur et à mesure des ressources locales disponibles.

Actuellement Unity Foundation soutient tois projets d’écoles communautaires respectivement au Cambodge, au Malawi et en République Centrafricaine.

Comment fonctionnent les écoles communautaires

Souvent ces écoles communautaires commencent avec une seule classe de maternelle, à laquelle, au fil des années des niveaux supérieurs peuvent être rajoutés en formant de nouveaux enseignants. Au début ces classes peuvent commencer à l’ombre d’un arbre ou dans une petite enceinte mise à disposition par les communautés, mais souvent ces écoles grandissent au fur et à mesure des ressources locales disponibles.

La participation et l’appropriation communautaire

La participation de la communauté, ainsi que l’appropriation du programme qui en résulte, sont des éléments essentiels de nos projets. Les communautés sont impliquées dans toutes les phases du projet, de la planification jusqu’à la mise en œuvre. Quelques exemples comment ce principe de participation est atteint et mis en œuvre dans nos projets: les villageois eux-mêmes fournissent les matériaux de construction pour créer leur école; les parents paient des droits de scolarité ce qui permet à l’enseignant de toucher un petit salaire; les parents élisent un comité d’école qui agit comme lien entre l’école et les villageois et qui a pour mission de se consulter régulièrement sur les questions ayant trait à l’école. Souvent, les comités d’école deviennent même des institutions informelles qui consultent et délibèrent sur les affaires importantes de la communauté.

Le principe d’égalité entre hommes et femmes

Une attention particulière est portée vers l’accès à l’école des filles, et les femmes sont encouragées de s’engager auprès des comités de gestion des écoles. Dans quelques uns des projets, selon des statistiques récentes, on remarque que le taux de participation des filles est de 50%. Ceci a été possible grâce aux séances de sensibilisation et d’information organisées par nos partenaires, qui renseignent les parents sur l’importance d’une bonne éducation pour leurs filles. Beaucoup de jeunes filles doivent prendre soin de leurs petits frères ou petites sœurs pendant que leurs parents travaillent sur les champs ; nos partenaires, conscients de cette réalité sociale, permettent à ces jeunes filles d’assister aux cours avec leurs frères et sœurs, ce que les écoles privées et publiques n’admettent pas, empêchant de ce fait ces jeunes filles d’avoir accès à une éducation de base.

Les principales responsabilités de nos partenaires sur le terrain

•  Sensibiliser les communautés rurales sur l’importance de l’éducation •  Organiser les formations pour les nouveaux enseignants, ainsi que les formations de recyclage pour les anciens enseignants •  Accompagner les enseignants et les communautés pendant leurs entreprises de création de nouvelles écoles •  Effectuer des visites de suivi dans les communautés qui possèdent déjà une école communautaire et les aider à trouver des solutions à leurs éventuels problèmes •  S’occuper de l’administration interne

Qui bénéficie de ces projets?





Preparation for Social Action (PSA)

indonesie empowering youthPlutôt que d’un simple titre de fin d’études, il s’agit davantage d’une identité que les jeunes acquièrent afin de prendre en charge leur propre développement matériel et moral et à contribuer à la transformation de la société. Par exemple, les jeunes prenant part au programme entreprennent des initiatives de développement communautaire visant à augmenter la production agricole, ou l’amélioration de la santé des écosystèmes dans leur région, et favorisent l’éducation des enfants d’âge préscolaire, réalisent des campagnes de santé (par exemple contre le paludisme) ou lancent des projets générateurs de revenus, par exemple l’élevage ou la vente de poulets.

Actuellement, Unity Foundation soutien quatre projets de PAS, à savoir au Cambodge, en ColombieKenya et en Ouganda.

L’histoire du PAS

Le programme de PAS est originaire de Colombie et est basée sur l’expérience d’un programme initié par FUNDAEC, le «Tutorial Learning System» (SAT). Ce programme est réalisé surtout dans les communautés rurales d’Amérique latine et ce depuis plus de 20 ans. Ce programme a déjà atteint quelques 90.000 jeunes en Colombie et s’est répandue à d’autres pays d’Amérique latine. Suite à l’intérêt porté à ce programme et afin de répondre à une demande grandissante d’autres pays, FUNDAEC a modifié et adapté une partie du contenu du programme et le fruit de cet effort est le programme de PAS. Au cours de la dernière décennie, le programme de PSA s’est ainsi propagé à d’autres continents, par exemple l’Asie ou l’Afrique où il a déjà été mis en place avec succès dans de nombreuses régions.

Quel est le principe de fonctionnement des programmes de PAS?

Le programme de PAS comprend l’étude de 18 livres, qui visent à développer les capacités des participants dans des domaines tels que les sciences, la technologie, les mathématiques ou le développement communautaire. Le programme est réalisé dans des groupes d’étude, composés chacun de 10 à 15 élèves et d’un tuteur. Ils se réunissent environ 20 heures par semaine. Les groupes étudient ensemble et réalisent des activités de recherche et de service pour leur communauté. Le programme a un volet théorique aussi bien que pratique, qui aide les étudiants à développer leurs connaissances et leurs capacités afin de mieux pouvoir servir leur communauté et s’impliquer activement dans le processus de développement des communautés villageoises.

Une éducation de qualité

Le programme de PAS offre une éducation de qualité aux jeunes et demande une rigueur dans l’étude. Selon des évaluations effectuées, les manuels du programme ont pour la plupart un niveau quasi universitaire, tout en dispensant un enseignement morale et intellectuel, permettant aux jeunes de devenir des agents de changement dans leurs communautés.

Le principe d’égalité entre hommes et femmes

Le contenu et la méthodologie du programme de PAS vise à s’attaquer aux causes sous-jacentes des disparités persistantes entre les genres et promeut l’égalité entre femmes et hommes. En outre, en raison de l’horaire d’étude flexible, le programme de PAS est facilement accessible aux femmes. Les statistiques disponibles montrent que plus de 50% des jeunes sont des femmes. Des interviews menées avec les participants montrent que la confiance en soi des femmes est améliorée par le développement de leurs compétences linguistiques de façon à ce qu’elles osent de plus en plus exprimer leur opinion au sein de leurs communautés.

Qui bénéficie de ces projets